La Distillerie

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OUTPUT CONFERENCES

Les OutPut Conférences c’est avant tout une initiative de jeunes passionnés par la musique électronique et ses enjeux d’avenir au sein de la métropole lyonnaise. Le sujet maître qui en découle était de s’intéresser aux trajectoires des musiques électroniques en rapprochant les sciences politiques et les cultures électroniques. Une thématique qui a eu une belle résonance dans cette ville aux accords dynamiques.

« L’idée du projet OutPut nous est venue suite à nos différentes expériences dans l’univers de la musique et de la culture plus généralement. Samuel a été stagiaire à European Lab et Corentin a participé au projet Radio Lab du même forum. A côté de ça on a souvent été passionné par des conférences organisées par TED et Samuel a assisté à des conférences de l’Amsterdam Dance Event. On a naturellement commencé à avoir une réflexion autour d’un tel projet, d’autant plus que les problématiques étaient déjà bien existantes, traitées le plus souvent dans les discussions privées ou dans les colonnes de la presse spécialisée. Nous avons donc lancé le projet en prenant pour appui notre Webzine The Bankers et en travaillant avec Sciences Po Lyon et la mairie du 7ème arrondissement qui nous ont permis de consolider le projet. Notre intention au final c’était de sortir du cadre festif, de se poser 1h30 dans un amphi et de réfléchir ! Comment on fait telle ou telle chose, pourquoi on le fait … Ce qui nous intéresse surtout c’est comment cette musique qui nous passionne s’intègre à la société et évolue avec son temps. Notre but est d’interroger ce qu’il y a de plus sociétal et contemporain dans les musiques électroniques. » Samuel Eyraud et Corentin Fabregue.

L’équipe de la Distillerie faisait bel et bien partie de cette génération de jeunes passionnés attachés aux musiques électroniques. Comment ne pas donc écrire un mot sur ces rendez-vous pris les 10, 16 et 23 mars derniers. Comme pour les Nuits Sonores, la ribambelle d’intervenants invités pour l’occasion nous a fait saliver d’avance. Des journalistes aguerris et des organisateurs de festivals ou soirées, passionnés et passionnants, se sont succédés aux micros de Science Po et de la Mairie du 7° arrondissement de Lyon pour le plus grand plaisir d’un auditoire que seuls les moins de 30 ans avaient vu venir.

CONFERENCE 1 : Clubbing Tourism

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18h30, Maire du 7° Arrondissement [Jean Macé], la première des trois conférences peut débuter.
Cette première session avait pour thème le « Clubbing Toursim », à savoir, où se situent à l’heure actuelle, les enjeux, le rôle et les atouts des musiques électroniques dans le phénomène d’attraction des touristes dans nos métropoles françaises.

Pour cette étape dans la salle des mariages de la Mairie ce sont deux couples d’intervenants qui ont pris la paroles :  Tommy Vaudecrane (Président de Technopol (Techno ParadeParis Electronic Week), Rihab Hdidou et Christophe Clément (Le Razzle (Le BatofarIBOAT) et Vincent Glad (Journaliste à Slate.fr, Liberation, Les Inrockuptibles).

En premier lieu, le débat s’ouvre sur les constats de ces deux secteurs. D’un côté, l’exploitation des musiques électroniques représente 6 milliards de dollars à l’échelle internationale. Nous conviendrons qu’il existe un rapport économique évident entre la vie nocturne musicale et les caisses de la Mairie. De l’autre, on observe une mutation du tourisme. Les grandes capitales européennes deviennent accessibles en un weekend grâce au Low Cost et les vols Easy Jet notamment ou encore les locations d’appartements via AirBnb. Il est beaucoup plus aisé d’aller faire la fête à Berlin et de prendre son avion dans la foulée, la tête encore gazée.

Et si on rapprochait ces deux secteurs en France ? Depuis 10 ans, les festivals de musique électronique prennent de l’ampleur en France. Cependant, il n’y a pas de véritable données chiffrées sur l’attrait des touristes pour nos festivals ou notre vie musicale. On note quand même une très forte progression dans la prise d’initiative et l’affluence des touristes étrangers. Le Weather Festival tente aujourd’hui de viser le public étranger mais nous ne sommes pas encore au niveau des capitales européennes.

Il y a une grosse réflexion autour de l’éthique de la fête en France. Celle qui fait débat constamment, là où nos voisins européens ont semble-t-il réussit à la comprendre et à l’encadrer sans pour autant la restreindre. Force est de constater que pour dynamiser la vie musicale et culturelle d’une ville, il faut avant tout une scène locale active et de qualité, des labels et artistes qui prennent les rênes de la vie nocturne et la rendent attractive. Il y a aussi une donne autour des problématiques de la fête et sur le traitement que l’on en fait. Dans l’idéal, il faudrait responsabiliser les fêtards au lieu de les infantiliser. Néanmoins nous avons tous conscience de résider dans un pays conservateur au niveau de la législation sur les drogues. Dans cette conférence, les villes exemples comme Berlin ou Amsterdam seront cités des dizaines de fois. Des capitales qui attirent des millions de fêtards chaque année. A nous de trouver notre solution propre en prenant en compte nos infrastructures et nos atouts. Il faudra cependant une prise de conscience des politiques afin de dynamiser et de donner plus de pouvoirs, d’aides et de conforts pour les organisateurs de concerts, festivals ou soirées.

Nous avons décidé de faire un focus sur Rihab Hdidou et Christophe Clément qui gèrent Le Razzle, un bateau phare affilié au Batofar de Paris et à l’IBOAT de Bordeaux. On y est presque, il va ouvrir ses portes à Vaise ! Un projet ambitieux avec un réel engagement culturel et une vision de la fête encore inexistante sur Lyon. Malgré des réticences politiques ou du moins des retards de calendrier face aux enjeux électoraux et aux riverains, l’affaire semble être bouclée et c’est une très bonne nouvelle pour notre ville. Pourquoi Vaise ? Il s’agit de s’installer dans une zone pour défricher son quartier, créer un phénomène d’attraction par des soirées de qualité. Le Razzle souhaite sortir de la course aux Line up qui gangrène Paris aujourd’hui et Lyon demain ! Il s’agit de s’appuyer sur les fondamentaux, des thématiques, de la bonne bouffe, du vin, etc.. Il faut remettre la fête au cœur des esprits et non les grands noms. Cette engagement se traduit aussi par la volonté d’aider les petits collectifs et associations lyonnaises à lancer leur concept de festivités. Une initiative de personnes bienveillantes et un bateau phare à surveiller de près !

Enfin cette conférence a abordé les étapes pour se lancer dans l’organisation de soirées. Vous n’êtes pas sans savoir que l’administration françaises est exigeante. Il faut déjà trouver un lieu aux normes ERP (soirée sécurisée vis à vis de la Mairie), obtenir sa licence d’entrepreneur de spectacle. A ce sujet,
Tommy Vaudecrane et Technopol organisent des formations. Enfin il est nécessaire d’avoir un projet artistique et culturel sinon tout ça n’a plus d’intérêt. 
Sinon il y a les free party..

CONFERENCE 2 : Explorations Nocturnes

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Sonne les 18h30 du 26 mars pour se rendre à la deuxième conférence OutPut dans un amphithéâtre de Sciences Po’ Lyon. On traverse ainsi la cour dans sa diagonale pour rejoindre le bâtiment en question. Après l’installation d’une masse de jeunes curieux, les tests micro et l’installation des intervenants, la séance peut démarrer.

Guillaume Faburel, enseignant-chercheur en urbanisme, aménagement et environnement à l’Institut d’Urbanisme de Lyon, à l’Université Lumière Lyon 2 ainsi qu’à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon (sacré CV) se lance dans la bal de l’open mic intellectuel. Le thème du soir aborde les musiques électroniques et l’évolution urbaine. Une introduction est de rigueur pour le professeur. Plusieurs problématiques se dégagent du sujet, le décollage de la conférence est très scolaire. La première fait appel à la capacité d’accueil, au brassage culturel et au mélange, la densification des populations est le sujet premier de toute évolution urbaine, vous vous en doutez. Le premier couplet fini, Mr. Faburel dégaine sur la question de l’exploitation des friches industrielles, des dents creuses, comme il le dit si bien. Oui monsieur le professeur, nous souhaitons savoir où est-ce qu’on pourrait faire la fête à Lyon, vous auriez pas une petite adresse à nous filer ? Enfin, le professeur aborde une notion de temporalité des évènements liée au rythme urbain. Est-ce qu’on investit un lieu de manière éphémère pour une de nos soirées ou est-ce que l’on s’insère dans le long terme ? L’accueil de CLFT / OFF et du Cabaret Aléatoire en face prend alors tout son sens.

Le prophète marseillais des raves party, Jack de Marseille ou de son vrai nom Jacques Garrotta, nous a fait l’honneur de sa présence en soutien d’Aurélien Deloup, directeur adjoint du Cabaret Aleatoire – La Friche la Belle de Mai. Il se remémore, face à l’audience de la conférence, l’époque des précurseurs anglais desquelles il a puisé son inspiration. Il importera en France le concept des friches industrielles, excentrées de la ville sainte, pour étirer au maximum les horaires de fête. L’histoire de Jack est rattachée à celle de la Friche Belle de Mai  qui débute en 1992 avec deux raves organisées par ses soins. On connaît bien le Jack et son goût pour l’industriel techno et la hardcore. Souvenez-vous des soirées Atomix et Euphoria jusqu’en 1995 à la FBM. 20 kilo de son pour les premières soirées à la FBM et Radio Grenouille qui relayait ses soirées, un petit paradis en soit. Au fil des années il a fallut se structurer, face à la drogue, face à des opposants politiques. Le public a souhaité s’échapper des clubs trop guindés, aux entrées chères et aux styles de musiques redondants. Par conséquent, la FBM représente un lieu de création artistique et de mélange des classes sociales. Belles paroles.

Puis Aurélien Deloup prend la parole. Le Cabaret aléatoire se situe dans l’enceinte même de la Friche Belle de Mai. Le directeur qui a fait Science Po Strasbourg fait soudainement écho au lieu de la conférence. Avec Mr Deloup au micro, le débat prendra la forme d’un conte, celui dans lequel l’auteur nous présentera la naissance de son lieu fétiche. Ainsi, en 2011, Marseille sera la capitale européenne de la culture pour 2013 et le projet au cabaret aléatoire peut commencer à germer. A l’origine une fabrique de tabac, la Seita, de 100 000 m2 , la FBM trouve sa place avant de placer l’artistique au centre du projet, ce lieu qui se veut libre, souple et ouvert à tous. La FBM s’installe enfin en 2002  de manière permanente pour accueillir du public et diffuser des musiques actuelles underground et alternatives.

Simon Chambon, fondateur de CLFT et jeune entrepreneur pluridisciplinaire (artiste, label owner et organisateur) défend son collectif techno lyonnais pour relancer le mouvement à l’heure actuelle. L’histoire s’écrit avec la création d’un webzine qui analyse la musique techno et les facteurs sociaux qui s’y entremêlent. Puis, à l’aube, la vie de label se construit dans une démarche intramuros, revenir à la fête en ville, contre les répressions et le contrôle politique ambiant. Inspiré par la Motor City de Detroit et ses friches industrielles, Simon livre un hymne à la free party entre lieux publiques et privés. Très actif sur la scène lyonnaise, vous ne manquerez pas de vous retrouver dans une de ses soirées réputées. Sous la thématique de la conférence, le jeune homme abordera les obligations sociales et les problématiques économiques pour faire vivre sa « petite entreprise ». On peut prôner un esprit libre de fête tout en restant dans les règles pour perdurer et s’insérer de façon temporaire dans les espaces culturels d’une ville. CLFT ne se prive toutefois pas d’utiliser des TAZ, un jeu mot bien trouvé qui évite le débat constant sur le raccourci entre les drogues et les musiques électroniques, et qui signifie Zone Autonome Temporaire (tiré du livre du même nom d’Hakim Bey – 1991) ou le fait d’investir des friches industrielles de manière éphémère.


Enfin, Mélissa Mercader, la chargée de communication et de production artistique à OFF – Agence d’organisation de soirées techno qui investissent des Warehouse en région parisienne, milite pour une rave party plus encadrée, accessible et maîtrisée.  Le concept de 
OFF est d’investir un lieu atypique à Paris et plus précisément en périphérie de la ville. Comme pour Jack de Marseille, le challenge est d’augmenter la durée des soirées pour offrir un évènement qui débute à 17h le samedi et se clôture le dimanche, un week-end enrichissant en fin de compte. Avec Mélissa, la conférence se tournera vers une problématique identitaire de la fête à la française en s’inspirant des modèles voisins de Berlin ou Londres. Face à la culture club, il faut se réinventer et trouver un format plus adapté et plus attractif pour nous les petits frenchies.

Avec la Loi Mariani de 2001 qui interdit les regroupements et encadre les free party, on observe un pays qui reste conservateur et qui réprime les initiatives lorsqu’elles dépassent du cadre légal. Cependant, à l’échelle des villes, certaines initiatives culturelles qui étaient à l’origine en zone rouge deviennent adoubées et réutilisées par les politiciens face à l’engouement que certains projets peuvent susciter et le travail acharné des organisateurs. Les musiques électroniques peuvent peser lourd dans le rayonnement d’une ville et les politiques le comprennent petit à petit.

Finissons cette conférence sur un focus local sur la ville de Lyon. Cette ville, historiquement commerçante, s’étend aujourd’hui vers une métropole riche et mise sur le tourisme et le service. En découle une multiplication des festivals et des espaces de rassemblements. Dans un contexte d’extension de la ville et de rayonnement à l’international , ces initiatives culturelles créent un lien social, une diversité ethnique et une communion certaine entre les habitants d’horizons différentes. Les organisateurs et les responsables politiques de la ville courent vers un idéal de rassemblement à moindre coût par l’investissement de locaux de façon temporaire. Cependant, il faut tout de même développer un projet culturel et artistique pour s’ouvrir les portes et structurer les demandes de lieux. Clap de fin de la seconde conférence.

CONFERENCE 3 : Développement Durable

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Cette troisième rencontre, et dernière du cycle Output, appréhendera les grands événements de musiques électroniques comme des outils de changement social, en essayant de montrer que les jeunes générations sont disposées à se saisir des questions sociétales autour du développement durable.

Même lieu, même heure, autre thématique. A travers les musiques électroniques et les évènements liés, nous pouvons entrevoir une réflexion autour du développement durable. Cette amphithéâtre accueille ce soir là Antoine Buffard, directeur de publication de Trax Magazine, un magazine référence dans le paysage musical français, drivera ici les échanges de part son sens critique et son expérience journalistique. Il est entouré par Thomas Prian, directeur du Festival Woodstower, qui est très engagé sur la cause environnementale ici à Lyon. Raphaël Bosch-Joubert est assis sur la droite de la table, fondateur de 22emesiecle, il définit sa société comme une expérimentation constante des nouveaux usages, des nouvelles idées et des technologies avec une ambition positive. Enfin, l’angle gauche de la table est réservé aux parisiens de la We Love Art Agency (We Love Green Festival et The Peacock Society), avec Julie Ganter (Communication) et Clément Meyère (Programmation). Tous avec leur expérience et leur parcours soutiendront l’idée de la sensibilisation aux questions sociales et environnementales autour de la musique et des évènements affiliés.

Output introduirait ainsi sa conférence « En France les festivals et les grands événements de musiques électroniques attirent chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes, souvent composés d’un public jeune et tourné vers des pratiques alternatives et innovantes. En parallèle, les festivals tendent de plus en plus à s’envisager comme « une expérience » plurielle, avec des workshops, de la restauration bio, des conférences ou encore des activités à destination des jeunes publics. »

L’ensemble de la conférence s’articulera autour de l’historique des festivals représentés ce jour-là. Plus largement, les intervenants aborderont tout de même l’engagement green des festivals et la problématique de mutation, que tous doivent suivre, pour une fête plus écolo.

Le local Woodstower est plein de bonnes intentions et d’engagements fermes sur la cause. C’est un véritable socle de valeurs communes qui fait aujourd’hui la marque de fabrique du festival. A l’origine free party, le festival s’est depuis structuré dans le grand parc de miribel jonage à la périphérie de Lyon. Preuve en est, celui-ci doit respecter les normes du parc naturel. Woodstower a mis en place une équipe verte, armée de sacs poubelles, elle collecte les déchets et sensibilise les festivaliers en échange de leur place. C’est en fait des jeunes comme vous et moi, alors pourquoi ne pas s’y mettre ? Les attentes des nouvelles générations bougent. Il faut voir au delà du concert bière en main, c’est d’avantage être sensibilisé à une nouvelle approche de festival. Depuis peu, le festival Woodstower travaille sur un projet avec le grand Lyon, celui du financement d’un conteneur rempli de matériel, pour aider les personnes ayant des difficultés à se déplacer dans le festival, à profiter de ce joli rendez-vous ! Si les Eurockéennes de Belfort l’ont fait pourquoi pas Woodstower à Lyon.

Raphaël Bosch-Joubert s’appuiera dans son discours sur la construction, par 22eme siècle et ses collaborateurs, du Chart à énergie positive de la Technoparade à Paris. Un formidable engin qui respecte l’environnement et hurle de la musique électronique. Qui n’aurait pas aimé être assis côté passager de ce monster truck ? Véritable enseigne du changement des mentalités et des prises de conscience lors de la précédente Technoparade en septembre dernier à Paris, le chart est en fait un camion qui roule au bio gaz. Le camion « Le Trans-porteur » est un outil pour véhiculer une idée auprès de 400 000 personnes et plus largement à un public sensible aux musiques électroniques.

WeLoveArt a réfléchi à la création d’un festival de musique qui ne garderait aucunes traces de son passage et de son installation dans un lieu X. En accueillant 25 000 personnes par jour, le We Love Green est une valeur de référence en France. Face à de grosses industries comme Rock en Seine, We Love Green tient la comparaison tout en respectant son espace d’accueil et en sensibilisant ses festivaliers. Aujourd’hui, c’est tendance de se promener avec un cendrier de poche, un verre consigné et bien sûr avec des fleurs dans les cheveux. Chez We Love Green, aux Bois de Vincennes, de nombreuses initiatives ont germé comme la redistribution des sandwichs invendus à des associations, la mise en place de fontaines d’eau, l’utilisation de panneaux solaires ou des fameuses toilettes sèches. Ce festival est avant tout né pour expérimenter de nouvelles méthodes, de nouveaux modèles de fête responsable et de réflexions écologiques. D’ailleurs, Heineken a arrêté la production des bouteilles en métal après sa collaboration avec le festival, et toc ! Toutefois ces actions vertes n’ont pas généré de nouvelles ressources sur les subventions par exemple. We Love Green perçoit néanmoins une aide technique sur les moyens mis en place pour la ville.

Il faut savoir vendre le concept de l’écologie, et le festival We love Green en a pris conscience. Il faut rendre sexy pour marquer les esprits et ouvrir à l’échange et aux prises de conscience. Le We love Green multiplie les actions pour rendre sexy l’eco-responsabilité. Cela passe par des appels à projets pour les étudiants afin d’impliquer les individus et les intégrer au fonctionnement du festival. Il existe aussi des formations à la restauration bio, nomade pour les restaurateurs qui participent au festival. Il s’agit vraiment de réfléchir ensemble avec les individus et les marques également pour offrir de nouvelles idées, de nouveaux produits bio, qui ne polluent pas, qui ne polluent plus. Pour les prochaines éditions, on ira faire la fête au We Love Green en famille, c’est important de transmettre aux générations futures non ?

D’autres festivals ont été cité pour leur engagement comme le festival trance « Hadra ». Le plus grand festival psy-trance de France qui avait lieu à Lans en Vercors. Un des festival français les plus écolo selon Thomas Prian (Woodstower). Les organisateurs ont réalisé des études d’impacts environnementaux sur le site de Lans en Vercors, ainsi qu’un compte rendu économique. On connait la suite : le festival a été annulé suite à la nomination d’un nouveau maire. Pauvre France. Ne perdons pas espoir, on chuchote en coulisse que le festival aurait peut être trouvé une nouvelle terre d’accueil. A l’international maintenant, à Fujira au Japon où un festival a récupéré les bouteilles pour faire des vêtements recyclés pour le staff, chouette idée ! Puis finissons en beauté avec Glastonbury qui récupère l’urine des festivaliers pour faire de l’engrais et de la bière par la suite. Bonne dégustation..

Enfin, le rôle des artistes comme porte-paroles de la cause a été abordé. C’est vrai qu’un mot, un seul, d’un artiste peut toucher l’ensemble de sa fan base. Les artistes sont-ils impliqués ? Pas tout à fait… Les artistes s’engagent aujourd’hui d’avantage sur des communautés (femme, gay.. etc) comme Ben ufo, Black Madonna, que sur la cause environnementale. 

Clôturons cette dernière séance sur un constat simple, l’événementiel permet de donner un coup de projecteur sur l’avancée d’un pays ou d’une mentalité, en l’occurrence sur l’écologie et le respect de l’environnement. D’une année à l’autre, on peut évoluer, tester et se renouveler. Trouver de nouvelles solutions responsables et écologiques.

Le but final c’est de faire partager et s’échanger les bonnes pratiques pour que tout le monde évolue ensemble et pour que le changement se fasse. 

Merci à Samuel Eyraud et Corentin Fabregue

Review rédigée par Julien Gatto.